"Tu seras une gourde, ma fille" - Peut-on être une gourde et s'en sortir dans la vie ?

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

21 janv. 2013

Agathezeblues




Eh oui je suis maman d'une petite Agathe depuis le 10 novembre !
Bien que je sois maintenant l'esclave d'un être humain d'une petite soixantaine de centimètres, j'ai grappillé quelques précieuses heures pour faire cette note, histoire d'exorciser un peu (et avant que la kawaïtude de ma fille ne m'enlève toute objectivité).
Franchement, j'imagine que faire le service militaire, ça doit pas être bien pire (au moins ils ne vous réveillent pas trois fois dans la nuit pour vous tenir éveillée 45 mins). Alors maintenant qu'elle a deux mois et demi, c'est moins éprouvant, mais il reste malgré tout des tas de trucs très pénibles au tableau et même si elle sourit, et même si elle commence à faire des vocalises et bien...un bébé, c'est quand même très limité et on tourne vite en rond.
Mais voila, à part adopter, pour faire un enfant, il faut d'abord faire un bébé, donc serrons les dents et faisons semblant d'être tellement heureux d'en chier des ronds de chapeaux \o/

Vous aurez remarqué que j'utilise dorénavant une police et que je fais la "couleur" à l'ordi, je doute que vous perdiez énormément au change (étant donné mon écriture de porcasse c'est même une certitude) et moi ça me fait gagner beaucoup de temps (et D.ieu sait que le temps, ça se monnaie cher ces temps-ci de par chez moi).

Je n'ai pas eu le temps de répondre à vos commentaires sur la dernière note et je m'en excuse, mais pour faire court je vous remercie tous (parce que c'était que des gentillesses si je me souviens bien).

07 nov. 2012

Sacré Charlemagne - Chapitre I

Le grand retour des notes à rallonge, ouééé !
Je ne sais pas trop comment ça se passe maintenant dans les écoles, j'ai cru voir qu'il y avait un carnet de correspondance dès le primaire...autant dire que celui que j'avais au collège et au lycée n'est pas souvent passé dans les mains de mes parents. Sans parler des petits bulletins roses et bleus au milieu qui signalaient absences et retards, c'était un peu comme le reste, si on commençait à les utiliser en loucedé, mieux valait ensuite ne plus jamais demander à ses parents d'y mettre le nez ("Mais pourquoi il manque des bulletins dis-donc ?" > *Collapse*).
Mais si je me souviens bien, les absences étaient notées en bas des relevés de notes trimestrielles, alors mieux valait éviter de jouer au con quand même :D
En écrivant cette note, je me dis que je m’en sors pas si mal compte tenu du nombre de bâtons qu’il y avait dans mes roues, certainement parce qu’à côté de ça, j’aimais apprendre et que j’ai beaucoup compté sur moi-même pour y arriver.
Malgré tout, il y a ces dizaines de métiers que j’aurais aimé faire et il m’arrive bêtement de me dire que je suis peut-être passée à côté de certains d’entre eux à cause de ma scolarité.
C’est d’autant plus idiot que ma vie me va très bien, maiiis malgré tout je me serais bien vue chirurgienne, ethnologue, biologiste ou botaniste. Entre autres.
Mais trêve de vains regrets, la prochaine fois on poussera la visite scolaire matière par matière et certainement en plusieurs parties du coup.

21 août 2012

Une histoire de petites graines


Evidemment, je n'ai pas fait boire de tisane à ma prof (oui le datura, ça se fume moins que ça ne se boit en fait), j'étais assez trouillarde et plutôt raisonnable au final (ouais un peu chiante ok)
J'ai très librement illustré l'histoire de mon oncle étant donné que je ne m'y trouvais pas, mais bon ça reste ce qu'il m'a raconté à l'époque. Après, quant à connaître la véracité de la chose... mais ça semble assez cohérent avec ce qui se lit après tout.
Les photos en fin de note sont celles de mon jardin l'année dernière pour plusieurs raisons :
- j'ai pas de photos en plan large de cette année
- il faut bien le dire, 2012, c'était une année de merde pour le jardinage. Potager malade, fleurs qui ne poussent pas à cause de l'automne en été, pelouse défoncée... bref la chienlit.

Pour ceux que ça intéresse ou qui s'ennuient ferme au travail, je poste de temps en temps des photos sur ce Tumblr.
Alors oui je sais ce que vous vous dites : "La meuf elle poste pas pendant 3 mois et au final elle nous pond un truc minuscule qui parle de plantes...".
Et ben ouais, la vie c'est pas très très facile, surtout quand on y met beaucoup de travail dedans :o
Cette note devait normalement être postée en juin pour marquer le début de l'été... ahah. Mais bon, elle aurait pu arriver au début de l'automne, c'est l'histoire du verre à moitié picolé, à moitié pas picolé tout ça...
Alors du coup, j'ai shinté la super note sur les colonies de vacances, c'que vous avez loupé, c'est les boules :/ (faudra revenir l'année prochaine)
Mais le prochain thème sera celui de l'enseignement, ça vous rappellera des souvenirs et ça sent un peu la note fleuve en 18000 parties ça.

18 juin 2012

WTF d'or - L'invité surprise !


Souvenez-vous, dans les règles du concours, j'avais exclu un certain Ternezo. Et pour cause, je connaissais l'animal (un lapin venu de l'enfer pour les intimes) et quelques une de ses anecdotes d'enfance et il y aurait eu de l'injustice dans l'air...
Mais ça ne l'a pas arrêté le bougre et en fait tant mieux, puisque voici la compilation (certainement non exhaustive) de ces méfaits !

Enjoy !

Alors, j'ai cette copine qui tient un excellent blog intitulé "Tu seras une gourde, ma fille" qui organise un concours qu'elle a appelé "Les WTF d'or". Je cite : "Racontez dans les commentaires de ce billet un de vos WTF ...."
Et de préciser "Est exclu de ce jeu un certain Ternezo, parce que ce ne serait pas fairplay pour les autres participants"
Je tiens à raconter (quand bien même il n'y aurait qu'un seul lecteur de ce billet), pourquoi je suis si injustement exclus de ce concours.
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu des idées un peu étranges parfois, nous avons toujours été plusieurs dans ma tête. Donc, voici mes plus prestigieux WTF.
Je tente un classement du plus gentil au pire.

ATTENTION : si tu as été un souffre-douleur dans tes années d'école, ou si tu es actuellement un souffre-douleur, ces lignes peuvent te choquer. Sache néanmoins que je m'en suis pris à plus fort que moi, à partir du jour où j'ai décidé de ne plus être le souffre-douleur des autres (va être fils unique avec des camarades de classe qui ont tous des grands frères, ça forge l'envie de ne pas se laisser faire).

Bref, c'est à ta portée, ne te laisse jamais faire par un autre.
Mais bon, tu peux encore en être au stade où tu t'en prends plein la gueule et, de fait, être choqué quand même, je t'aurais prévenu...

1°) Entre 11 et 15 ans, au collège, première partie.
Il y avait cette fille que je trouvais super conne dans ma classe de cinquième. Elle m'énervait à faire la belle avec sa copine et à se foutre de notre gueule parce qu'elle sortait avec un mec qui avait la classe.
En cinquième, j'assurais à mort en physique et en chimie. Aussi, quand elle a eu besoin d'aide pour un montage en électricité, je l'aidais bien volontiers en mettant son installation en court-circuit.
Au moment où le prof passe pour contrôler (comprenez à la mise en route), les fusibles pètent et tout fume. Elle me dénonce mais elle n'est pas crue puisque "mon prénom ne peut pas se tromper il a toujours juste, arrête de mentir !" Patiente, ami lecteur, ce n'est qu'une mise en bouche...

Il y avait aussi ce lieu mythique, le CDI (Centre de Documentation et d'Instruction je crois), la bibliothèque de l'école en d'autres termes, où nous adorions aller durant les heures de permanence puisque la dame qui s'en occupait était simplement devenue ma passion de femme à emmerder dans ma vie de petit con.
Chez elle, j'ai :
- collé des étagères entières de livres les uns avec les autres.
- mélangé plein d'autres livres sur plein d'autres étagères.
- mélangé toutes ses diapos durant ses exposés sur l'Egypte et pour lesquels elle prenait beaucoup de temps de préparation (elle enregistrait même sa voix monocorde sur un magnétophone et passait la cassette en même temps que les diapos). Elle devenait folle en voyant ces dernières dans un ordre aléatoire.
- sorti les tiroirs de son bureau, retourné le bureau pour les remettre et retourner à nouveau le bureau pour que les tiroirs se vident parterre quand on les ouvre (une fierté, celle-ci, de connerie).
Je crois que je me serais tué si j'avais été un adulte. De la légitime défense.
Il y avait aussi cette bonne blague du seau d'eau (celui du tableau), rempli à bloc de flotte et placé au-dessus de la porte de la classe. Sauf que ce con de seau ne s'est pas renversé, il est tombé.
Tombé, du genre directement sur la tête d'un camarade de classe qui s'est retrouvé assommé.
Il y a eu ce coup de génie d'une boule puante placée sous un pied de la chaise de la prof d'Allemand. En s'asseyant, elle éclata la boule qui embauma toute la classe. Sur les quatre rangs, elle choisit de coller les deux derniers puisque personne ne se dénonçait et que le coupable ne pouvait qu'être le plus loin possible de l'odeur.
Perdu, j'étais au deuxième rang...
Il y a eu le centre ville que plusieurs gamins (et moi) avons saccagé à coup de farine et d’œufs pour fêter Pâques. Le même jour, il y a aussi eu la fenêtre ouverte de l'appartement de fonction du principal adjoint que j'ai indiqué à mes camarades de jeu...

2°) A 12 ans mais pas au collège...
Adolescent, j'ai été Louveteau pendant un an (scout, quoi). Il faut dire ce qui est, à part faire du Loisir et Créations, chanter autour d'un feu, passer des épreuves pour obtenir des badges à la con, chanter dans une église, marcher, chanter en marchant, on ne fait pas grand'chose.
Il y a donc ce camp en plein air, avec les garçons d'un côté d'un bois et les filles de l'autre côté. Et il y a ce mec -dont je ne me souviens plus du prénom et que j'appellerai Jean-Xavier pour le stéréotype- dans notre tente de six places. Jean-Xavier est chiant.
Il prétend cafter si on va voir les filles une fois la nuit tombée, il nous colle à toujours vouloir faire la même chose que nous, il parle tout le temps de sa mère qui lui manque et, surtout il est beaucoup plus riche que nous, ce qui nous tape sur le système.
Comble de sa personnalité qui nous dérange, il ronfle honteusement (depuis, j'ai pris de l'âge et je ronfle comme un porc). Comble du comble, il a osé se moquer de moi, une fois que j'avais un vélo d'enfant de six ans en remplacement de mon beau vélo-cross qui était cassé. Or, on faisait des balades à vélo TOUS les jours.
Comble de l'enculé de sa mère, c'est Jean-Xavier qui avait coupé un câble de frein de mon vélo, pour se venger d'un truc que j'avais dit en réponse à un truc qu'il avait dit.
Bref, quand on ne s'aime pas, à un moment, il est temps d'agir au nom de la lutte des classes sociales.
Une nuit, alors qu'il dort sur le ventre et ronfle avec sa tête que je déteste, je baisse lentement le bas de son pyjama (un pyjama en pleine forêt, j'vous jure, quel con), je lui pose un Milky-Way entre les deux fesses et je remonte son pyjama.
Forcément, nous avons tous eu plusieurs crises de fou rire puisqu'il ne s'est rendu compte de rien. Bon, après, on n'a plus su quoi faire et je me suis trouvé bien ennuyé. Jusqu'à l'idée de génie...
Le lendemain matin, nous nous réveillons au doux son de la voix de notre accompagnateur (qui avait certainement un grade à la noix genre Baloo en chef mais, on s'en fout). Sous la tente, nous faisons tous mine de sentir un truc qui pue. On se demande aux uns et aux autres qui a pété, que c'est dégueulasse et qu'il faut vite ouvrir la tente, blablabla très fort. Jean-Xavier se réveille et, nous le regardons tous.
"C'est toi qui pue comme ça ?"
Il n'a rien dit, il a fait une drôle de tête et il a quitté la tente.
Là où je l'admire, c'est que la réputation du mec qui chie quand il dort ne l'a pas fait quitter le camp. C'est uniquement après que je lui ai mis du miel dans les chaussures de marche qu'il a pleuré plus que d'habitude et qu'il a compris qu'il devait partir avant qu'il lui arrive pire. Entretemps, il y avait eu de l'herbe coupée menue dans un sandwich et fort heureusement, il n'a pas eu à connaître un plan que j'avais avec une bouse de vache.

3°) A 10 ans, mon arrière-cousine.
Aaaah, mon arrière-cousine...
J'ai appris il y a quelques années qu'elle me détestait toujours.
Il faut dire, à ma décharge, qu'elle avait menti à plusieurs reprises et que j'ai subi plusieurs punitions de la part de son connard de gros con de père que je détestais depuis le jour où il s'était permis d'engueuler littéralement sa tante, ma gentille grand-mère. Jamais un homme n'est passé plus près de la mort en côtoyant un enfant. Notamment en possédant une batterie de couteaux de cuisine.
Mais il ne s'agit pas de lui, il s'agit de sa fille que j'appelais affectueusement et de toute ma haine : la guenon. Avec mon cousin, nous l'emmenions avec nous en rase campagne et, après avoir marché longtemps, nous grimpions très très vite à un arbre en la laissant en bas. Comme elle était plus jeune, elle nous croyait quand on lui disait qu'il y avait des loups et qu'elle allait mourir. Du coup, elle pleurait, hurlait et tout ça...
Parfois, on la faisait monter dans l'arbre et on la laissait dedans. Du coup, elle pleurait, hurlait et tout ça...
Vous connaissez les Clipos ? Ce jouet pour enfant que l'on assemble pour créer des formes, des véhicules, des décors, des personnages :

Eh ben, les Clipos, j'ai découvert que cela pouvait faire des grenades anti-guenon si on en faisait une grosse boule bien compacte. Il était possible de lui envoyer en travers de la gueule, en alternance avec un boomerang -celui de Pif Gadget, le rouge, pour ceux qui l'ont eu.
On mimait aussi des trucs sexuels entre nos Big Jim et ses Barbies. D'ailleurs on tuait souvent Ken et les chevaux, puis on piquait le camping-car de ces cons qu'on faisait exploser avec des pétards...
Attention, à partir de là, on attaque le sérieux.

4°) A 7 ans, à l'école primaire...
A la maternelle, il y avait cette jolie fille rousse qui avait un an de moins que moi. Céline. Elle habitait en face de chez moi et elle a été, lors de ma dernière année à cette école, mon premier amour avec bisou sur la bouche et tout.
Mon arrivée au CP a été dramatique car j'étais séparé de Céline que je ne voyais plus qu'après l'école et après les devoirs et uniquement si j'en avais le droit. Cette année scolaire fût longue et les vacances scolaires étaient synonymes de séparation. Salauds de parents insensibles qui vous emmenait à la mer là où il n'y avait pas Céline.
Quelle ne fut pas ma joie, à la rentrée suivante -j'étais au CE1 si tu suis- de voir Céline dans la cour de récréation. "Ô Céline, tu m'as rejoint. Il faut que je fasse quelque chose d'exceptionnel pour marquer cet événement".
J'entrepris alors de courir vers elle à ma "vitesse maximale", de la toucher à l'épaule.
Le raisonnement était simple : "compte tenu d'une vitesse incroyablement rapide qui est la mienne, compte tenu de son centre de gravité et compte tenu de mes calculs, je sais exactement à quel endroit je dois la pousser pour qu'elle tourne sur elle-même comme une toupie et comme dans les dessins animés."
Elle tourna effectivement sur elle-même.
C'est plutôt au niveau du mouvement de toupie que tout ne se passa pas comme prévu puisqu'elle fut stoppée au bout d'un quart de tour par un marronnier sur lequel je lui avais collé la tronche, le nez en premier.
Il faut dire qu'à cette époque, ils foutaient des marronniers en trop grand nombre dans les cours de récré.
Elle saigna très fort du nez, par voie de conséquence.
Personne ne m'avait vu et personne n'avait su dire à la maitresse qui avait poussé Céline, mon premier amour, la gueule contre un arbre.
De honte, je ne lui ai plus adressé la parole jusqu'au lycée.

5°) Entre 11 et 15 ans, au collège, seconde partie... mon souffre-douleur.
Il y avait ce copain que je connaissais depuis l'école primaire. Je l'adorais, sincèrement. Allez savoir pourquoi, il a été mon souffre-douleur.
Allez savoir pourquoi, ce garçon plus âgé que moi, plus fort et plus souvent que moi empêtré dans des bagarres (qu'il gagnait), ne m'a jamais cassé la gueule.
A sa place, je l'aurais fait. Je me serais méchamment pété la tête.
Je lui ai fait beaucoup de choses mais les deux qui m'ont marqué sont celle-ci :
- En cinquième, l'hiver était bien froid comme il y en a par chez moi, nous entrons en salle de physique (oui, la même où il y avait la conne qui fume de l'installation). Et il y a ce coup magique que tout bon garnement fait : claquer les oreilles rougies par le froid au moment où on entre dans une ambiance chaude. Hurlement garanti.
Au lieu de me dénoncer au prof, il a prétexté qu'il avait mal aux dents.
- En troisième, le truc qui me faisait presque faire pipi de rire, c'était de prononcer son prénom à voix basse en allongeant les voyelles. Du genre : "saaaaaluuuut, tuuu vaaaas aaavoiiiiir maaaal" ET CHLAK ! Un coup de compas dans la cuisse.
J'en avais les larmes aux yeux de le voir tenter de soustraire sa cuisse à la promesse d'une piqûre.
6°) Cours Moyen 1 et 2.
A l'école primaire (celle aux marronniers), j'étais en classe avec quelques durs à cuire et quelques cons qui se collaient aux durs à cuire, histoire de ne pas se faire péter la gueule. Du coup, ils se sentaient forts.
Il y a eu celui qui se moquait perpétuellement de moi et que j'ai perdu en forêt le jour de son anniversaire... près d'un camp de gitans...
Il y a eu son meilleur copain que j'ai enfermé avec les dobermans d'un autre copain qui fêtait aussi son anniversaire (j'étais enfant et l'idée d'accident mortel m'était totalement inconnue).
Enfin, il y a eu quelques "camarades", des enculés qui me tapaient oui, que j'ai mis à la poubelle. Littéralement à la poubelle, dans la cour d'école.

7°) LE MASTER CHEF D’ŒUVRE DU WTF : le Cours Moyen 2.
Tu te souviens de ce copain qui se prendra plus tard des coups de compas dans les cuisses ?
Ben, il était aussi assis à côté de moi au CM2, à ma gauche.
Un jour où nous devions faire un devoir, il se lève pour regarder sur le cahier d'un copain. Il fait ça plusieurs fois.
Non, je n'ai pas tiré la chaise...
J'ai pris ceci :

Et je l'ai taillé à peu près comme cela :


Puis, je l'ai tenu, pointe en l'air, à la verticale, sur sa chaise.
Puis, il s'est assis.
Puis, il a hurlé en se relevant très vite.
A la question "Pourquoi as-tu fais ça ?", je n'ai pas eu de meilleures réponse que :
"Je voulais voir s'il sautait très haut en l'air, comme dans les Tex Avery."
...
...
Le pauvre avait aux fesses de son pantalon, en velours côtelé couleur jaune moutarde, une tache de sang que j'ai pris pour de la peinture jusqu'à ce qu'elle devienne de plus en plus grande...
Le pire est que tout le monde s'est moqué de lui dans le car qui l'a ramené à la maison où il a pris une claque à cause de l'état de son pantalon.
Plusieurs années plus tard, nous étions jeunes adultes, j'étais très surpris de le voir raconter cette histoire aux filles que je lui présentais. Il en rigolait !!!
Aujourd'hui, là maintenant même, je ris aux larmes au souvenir de cette belle histoire.
Et quand je lui ai demandé, il y a quelques années pourquoi il ne m'a jamais cassé la gueule -alors que je n'aurais pas fait un pli- il m'a répondu que je lui faisait peur...
Maintenant que je suis beaucoup plus âgé, qu'il y a bien moins de monde dans ma tête, que je suis papa de deux enfants, je me dis... mais, bordel, qu'est-ce que j'avais dans le crâne ? En même temps, ça me fait beaucoup rire.
Je me doute que d'autres ne riront pas du tout, il ne fallait pas lire jusqu'ici.

Ce monsieur Ternezo a un blog ou il montre ses chouettes dessins un peu déjantés, remplis de petits points et de petits traits.
Et vous pouvez le suivre sur Twitter

Voila qui clôt donc ce thème WTF, dans la prochaine note, changement de cap, on sort au jardin (mais avec une polaire parce que c'est l'été) !

- page 1 de 10